La sérénité du givre !

Le 23 février 2022

Relaxation – Contemplation – Méditation

 

Encore un pas, puis un autre, dans l’hiver, et c’est terminé !

Ici, nous sentons déjà des effluves printaniers lorsque le soleil chauffe les pierres…

L’herbe est verte, eh oui, c’est le sud. Les travaux dans les vignes sont bien avancés, encore quelques dos courbés sur les ceps par de belles journées froides, mais ensoleillées.

Aujourd’hui, j’aimerais participer à l’identification de ces mots : relaxation, contemplation et méditation. Intrinsèquement liés lorsqu’il s’agit de faire l’expérience de se recentrer sur soi.

Ainsi, cela me semble être les différents pas d’un chemin, progressif, de la relaxation à la méditation. Trois pas, l’un après l’autre, pour choisir ce qui convient le mieux. Les trois premiers pas d’un voyage fait de milliers de pas, agencés au gré de chaque voyageur… le voyage commence par un pas…

Relaxation = détente

Détente des muscles ou détente plus profonde apportée par des techniques de visualisation ou d’exploration guidée du corps, cela mène au repos.

Se détendre c’est plus que de ne rien faire, c’est accepter de faire « absolument rien ».

C’est une sorte de rien, sans attention, sans concentration, sans attente, sans suite !

C’est pour apaiser les tensions, relâcher les muscles, sortir du faire, accepter une certaine immobilité, se laisser couler vers une position de repos. Voire d’abandon. Cela permet d’atteindre un état proche du vide, celui tout près de l’endormissement, lorsque tout le corps et tout le cerveau se sont tus.

Sensation    très agréable    de flottement    en apesanteur    loin  oh si loin
parfois   j’y entend    les battements du cœur

Contemplation = observation attentive

La contemplation mérite une position plus active, assis ou debout en face de quelque chose. Oui, aussi allongée, pour contempler le ciel, les nuages, les étoiles…

Il y a, dans la contemplation, l’action de s’absorber dans l’observation attentive de ce quelque chose, un objet matériel, une personne (réelle ou imaginaire) un phénomène physique, par exemple. Elle commence par le regard, par une attention visuelle toute particulière, s’approfondissant dans les détails, jusqu’à s’y perdre.

D’abord portée devant soi, elle s’étend à tous les sens ; les sons, les odeurs, les ressentis prennent leur place, s’expriment, le toucher peut faire partie de l’objet de contemplation. Puis vient l’ouverture à une autre dimension de soi-même souvent nommée « l’intérieur », en opposition à l’extérieur… mais les deux sont constamment ensemble ; en fait, ce serait se permettre de passer de l’une à l’autre à chaque seconde !

C’est prendre le moment    de ressentir    de vivre    d’apprécier    contempler
s’arrêter     devant la Beauté du Monde…

Comme le ressac de la mer, une montagne, un magnifique lever ou coucher de soleil… Le paysage est un très beau sujet de contemplation !

Pour vivre cette expérience globale, voici quelques pratiques ouvrant à la contemplation : la prière, le chant psalmodique, asana et pranayama du Yoga, le Qi Gong, le Tai Chi, l’écriture, le dessin libre…

Plus philosophiquement, contempler peut s’appliquer à des sujets intellectuels, spirituels ou religieux et par cette concentration, ce plongeon, mener à l’extase ! Cette contemplation se pratique aussi, depuis des millénaires, sur des paroles ou des textes. La contemplation a un sens particulier dans la religion, en offrant une proximité avec Dieu et dans l’art, une connexion avec la nature ou ses propres facultés d’expression. Elle est alors liée à la Connaissance, nous rapprochant du Divin.

Enfin, ces trois états sont très proches les uns des autres :

– la relaxation permet une prise de conscience de son corps, à différents moments, dans différentes situations et permet de s’apaiser

– une fois le corps apaisé, libéré de ses tensions, il est prêt pour la contemplation, impliquant un certain détachement du cerveau, du mental, des pensées

– ces dernières sont alors libres de vagabonder dans l’objet de contemplation.

C’est là que s’ouvre la méditation, différente par sa pratique. C’est un exercice renouvelé des milliers de fois, venant de pratiques ancestrales et religieuses de plus de 2 500 ans.

Méditation = pratique de l’attention

Agrandissant les perceptions, cet état attentif à ce qui se passe, dans une immobilité relative, se pratique aujourd’hui de façon complètement laïque. C’est un état de conscience élargie, approfondie, pleine…

Méditer c’est accueillir.

C’est se permettre de basculer de faire à être en choisissant un rituel, entre soi et Soi.

C’est une qualité de présence     sentir    écouter    observer     suivre sa respiration     son « être vivant »
l
e silence

Être pleinement avec son corps, ses sensations, ses émotions, ses sentiments, ses pensées, le chant d’un oiseau ou le grésillement d’une mouche en vol, un vrombissement de moteur, un bus qui s’arrête… c’est être pleinement dans « maintenant ».

C’est l’art du rien. Avec la pratique, c’est être le Monde ! Être Cela !

Au début, le méditant se sent plutôt envahi par tout ce qui surgit puis vient, peu à peu, la capacité à laisser : laisser faire, laisser se vivre, laisser aller, laisser le contact, le contrôle, la pensée sur les choses, les personnes, la vie… laisser naître une manière de voir, de se voir… à un instant T, puis un autre, seconde après seconde, s’ouvrir à une pratique sans projeter sans cesse des images ou des pensées dans le passé ou le futur.

Cela devient naturel, comme la respiration. Être dans la simplicité, être là.

De plus, la pratique régulière procure des bienfaits désormais prouvés scientifiquement :

  • elle a un impact positif sur l’esprit et sur le corps et des effets sur le traitement de certaines maladies
  • elle permet une bonne prévention des troubles cardio-vasculaires, la baisse du rythme cardiaque, une diminution de l’hypertension, un sommeil plus réparateur, une amélioration du système immunitaire
  • elle améliore l’humeur, la santé psychologique, la relation à nos pensées et nos émotions, la conscience
  • elle apporte une meilleure capacité de concentration et permet de stimuler le cerveau et de travailler la mémoire

Cela va même jusqu’à modifier, dans le cerveau, la perception de la douleur, il y répond mieux et aide ainsi à mieux la supporter.

La technique utilisée pour méditer est tout simplement un moyen de s’exercer : ni une philosophie, ni une religion, ni un système de pensée. Ça, c’est autre chose, librement choisi.

Méditer, c’est regarder le cheval au galop des pensées nous traverser, c’est observer la danse de nos idées, c’est vivre nos états intérieurs avec un regard extérieur, et les laisser disparaître dans le ciel, passer, et repasser, comme des nuages… c’est tout près de se recueillir.

Mes deux chats se sont installés là, à côté du bureau où j’écris… je crois que ça leur parle, ces sujets !

Namaste,

Michèle

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